Orgue de l’église Saint-Vincent-De-Paul


Audio Orgue de l’église Saint-Vincent-de-Paul


Buffet d'orgue © Ville de Clichy

L’orgue, présenté à l’exposition universelle de 1900, fut réalisé en 1899 sur un modèle d’Hector Guimard, maître de l’Art nouveau en France. Il a été construit pour le Centre culturel catholique de Paris, rue Saint-Didier, et il fut joué par Camille Saint-Saëns (1835-1921) qui était à la fois organiste, pianiste et compositeur. Le mobilier liturgique est une création de Pierre et Véza Székély.

Il fut démonté en 1905 devant le peu de succès des concerts publics de la salle Humbert de Romans. Le père Martin, organiste à Clichy, en négocia l’acquisition (50 000 Francs) pour la paroisse Saint-Vincent de Paul. Dans les années 1968-70, à l’occasion des travaux, l’orgue fut exposé à la poussière et aux intempéries ; plusieurs inondations l’endommagèrent gravement. Il était devenu totalement inutilisable.

Inscrits en 1979 à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, le Ministère de la Culture a procédé le 4 décembre 1984, au classement en qualité de Monument Historique de la partie instrumentale des orgues. Une convention fut signée en 1985 pour sa restauration entre l’Etat, la ville, les Assemblées départementales et régionales. Les travaux de restauration se sont achevés en 1993.

La nef - l'orgue au fond © Ville de Clichy

La construction de l’église Saint-Vincent-de-Paul commence en 1900 sous l’égide du conseil de fabrique. La vieille église paroissiale Saint-Médard était devenue trop exiguë en raison de l’augmentation de la population.

Les deux bâtiments sont étroitement imbriqués : Saint-Vincent-de-Paul vient couper Saint-Médard (de son chevet), à laquelle elle est perpendiculaire. L’église, néo-gothique, est consacrée à Saint-Vincent-de-Paul, curé de Clichy entre 1612 et 1627.

Les vitraux des bas-côtés (montés entre 1908 et 1912) rendent hommage à son oeuvre : la plantation d’un arbre de Judée, sa rencontre avec Louise de Marillac à l’origine de la fondation de la compagnie des filles de la Charité, ou encore le secours apporté aux habitants de Gennevilliers. Les vitraux des fenêtres hautes (montés de 1914 à 1915) rappellent le passé royal de Clichy, ici illustré par quelques épisodes de la vie de Dagobert.

A droite : le baptême de Saint-Eloi, la nomination de Saint-Ouen comme évêque de Rouen, la soumission du roi des Bretons en 636 au palais de Clippiacum, Comatrude, épouse de Dagobert. A gauche : le mariage de Dagobert, son sacre, son fils Sigebert et l’évêque de Maastricht.

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